Santé : Washington promet jusqu’à 900 millions de dollars à la RDC sur cinq ans dans le cadre d’un accord bilatéral

Les États-Unis et le gouvernement de la République démocratique du Congo ont signé un mémorandum d’entente (MOU) bilatéral de coopération sanitaire d’une durée de cinq ans, a annoncé mercredi le département d’État américain.

Selon le porte-parole adjoint principal, Thomas “Tommy” Pigott, cet accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie américaine « America First Global Health Strategy » et vise à protéger les populations américaine et congolaise contre les menaces liées aux maladies infectieuses.

En vertu de ce mémorandum, le département d’État, en collaboration avec le Congrès, prévoit de mobiliser jusqu’à 900 millions de dollars sur cinq ans pour soutenir les efforts de la RDC dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme, la mortalité maternelle et infantile, ainsi que d’autres maladies infectieuses. L’accord prévoit également un renforcement des capacités de surveillance épidémiologique et de réponse aux flambées.

De son côté, le gouvernement congolais s’engage à accroître ses dépenses nationales de santé de 300 millions de dollars sur la même période, afin d’assumer une plus grande autonomie dans la gestion de son système de santé.

D’un montant total de 1,2 milliard de dollars, le MOU prévoit notamment la mise en place d’un système national intégré de surveillance et de riposte aux épidémies, incluant un réseau de laboratoires de haute qualité capable de détecter et d’investiguer une flambée de maladie infectieuse dans un délai de sept jours. Les autorités concernées, dont les États-Unis et d’autres partenaires, coordonneront les mesures de préparation et de réponse rapide afin de contenir les épidémies et d’éviter leur propagation vers les zones voisines.

L’accord met également l’accent sur le renforcement des agents de santé de première ligne à travers la professionnalisation des agents de santé communautaires, avec des formations intégrées et une rémunération durable. Il prévoit en outre la modernisation des systèmes de données et de surveillance des maladies, grâce à des dossiers médicaux électroniques améliorés et des plateformes interopérables.

Le texte mentionne aussi l’accélération de l’introduction et du déploiement d’innovations sanitaires, notamment des outils de diagnostic rapide pour la septicémie néonatale, ainsi que l’élargissement de l’offre intégrée de services essentiels de santé pour le VIH, la tuberculose, le paludisme, la poliomyélite et la santé maternelle et infantile.

Selon le département d’État, les mémorandums signés dans le cadre de l’« America First Global Health Strategy » représentent à ce jour près de 19,8 milliards de dollars de nouveaux financements en santé, dont plus de 12,2 milliards d’assistance américaine et 7,5 milliards de co-investissements des pays partenaires.

Au 26 février, 19 accords bilatéraux avaient été conclus avec le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la RDC, l’Eswatini, l’Éthiopie, le Kenya, le Lesotho, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, le Panama, le Rwanda, la Sierra Leone et l’Ouganda.