Sénat : après examen des candidatures au poste de 2ᵉ Vice-Président, la liste de candidats retenus attendue ce jeudi
En République démocratique du Congo, le Sénat a mis en place une commission ad hoc chargée d’examiner les candidatures à l’élection du deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement, prévue ce vendredi 3 avril au Palais du Peuple. Ce poste est devenu vacant à la suite de la démission de Modeste Bahati Lukwebo, élu de la province du Sud-Kivu et également membre du présidium de l’Union sacrée de la nation.
La décision a été prise lors de la plénière tenue mardi 31 mars dernier, à l’issue d’un débat houleux. Pour gagner du temps, le président du Sénat avait proposé à ses collègues de reconduire la commission qui avait examiné la pétition visant Modeste Bahati Lukwebo ou, alternativement, de mettre en place une nouvelle commission ad hoc. Après les interventions des sénateurs Christophe Lutundula et Michel Lingepo Molonga, l’option de reconduire la précédente commission a été rejetée au profit de la mise en place d’une nouvelle structure composée de sénateurs issus des différents groupes politiques représentés à la chambre haute du Parlement.
Le bureau de cette commission est composé de Gabriel Bolenge (président), Nadine Boboy (vice-présidente), Baby Vangu (rapporteur) et Anne Mbugudje (rapporteure adjointe). Cette commission a pour mission d’examiner les candidatures des prétendants à ce poste, vacant depuis la démission de Modeste Bahati Lukwebo.
Dans un communiqué signé par Nefertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, Rapporteure du Sénat, il est porté à la connaissance des sénateurs ainsi que du personnel administratif concerné que, nonobstant la journée du mercredi 1er avril 2026 déclarée chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national, certaines activités institutionnelles seront maintenues. À cet effet, la Commission ad hoc chargée d’examiner les candidatures au poste de deuxième vice-président du Sénat se réunira ce mercredi 1er avril 2026 dans la Salle Kivu, au Palais du Peuple.
Pour ce poste, qui revient à la majorité parlementaire incarnée par l’Union sacrée de la nation (USN), la famille politique du Chef de l’État Félix Tshisekedi, le choix s’est porté sur Norbert Basengezi pour succéder à Modeste Bahati Lukwebo. Cette désignation, également entérinée par Félix Tshisekedi, selon André Mbata, Secrétaire permanent de l'USN a été précédée d’un processus interne comprenant la réception des candidatures, avant leur dépôt officiel au Bureau du Sénat.
Selon la décision du bureau du Sénat, signée par son président, Jean-Michel Sama Lukonde, et rendue publique le vendredi 27 mars 2026, le calendrier de l’élection du deuxième vice-président comprend six phases. Les opérations y afférentes sont fixées de la manière suivante :
• Du lundi 30 au mardi 31 mars 2026 : dépôt des candidatures ;
• Mardi 31 mars 2026 : mise en place de la commission ad hoc chargée d’examiner les candidatures ;
• Mercredi 1er avril 2026 : examen des candidatures par la commission ad hoc et affichage des listes provisoires des candidats retenus ;
• Jeudi 2 avril 2026 : dépôt des recours, examen des recours par la commission ad hoc et affichage de la liste définitive des candidats retenus ;
• Vendredi 3 avril 2026 : campagne électorale, audition en séance plénière des messages des candidats, élection et installation du deuxième vice-président du Sénat, successeur de Modeste Bahati Lukwebo.
Le Sénat avait pris acte samedi 21 mars, de la démission de son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, lors d’une séance plénière. Cette décision est intervenue à la suite de la présentation du rapport de la commission spéciale et temporaire mise en place pour examiner la pétition visant ce membre du bureau.
Dans son rapport, la commission a précisé qu’« après examen des documents et prise d’acte de cette démission, elle a décidé de clore ses travaux, estimant que celle-ci ne justifiait plus la poursuite de l’examen de la pétition ». Lors de cette séance plénière, l’ancien deuxième vice-président était présent dans la salle, occupant son siège de sénateur et non celui du perchoir.
Pour rappel, une pétition visant la déchéance de Modeste Bahati Lukwebo pour « incompétence » avait été déposée lundi 16 mars, en marge de l’ouverture de la session parlementaire. Deux jours plus tard, soit le 18 mars, une commission spéciale avait été instituée par la plénière afin d’examiner cette affaire.